Lundi 11 juin 2007
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UN NOUVEAU CAS DE GUéRISON PARADOXALE....
Il me revient en mémoire un des cas les plus étranges auquel j'ai eu affaire il y a de celà déjà quelques lustres....
Une affaire particulièrement délicate à résoudre par les voies stupéfixiantes de notre chère médecine paradoxale: Il s'agissait du professeur P. un éminent et talentueux confrère qui était venu me visiter dans mon cabinet. Aussitôt, je remarquai les spasmes d'intranquillité qui agitaient son corps tandis qu'il tentait de m'exposer ses troubles.
( en général, je refuse de soigner les médecins car leur discours, immuable et péremptoire, gavé d'années d'études et de pratique médicale est à l'opposé cardinal des piliers de ma méthode faite de la même matière improvisée et fantaisiste que les rêves....
Pourtant j'acceptais par amitié de faire une exception à ma règle du faire.
" Mon cher Ortolas...je suis persuadé d'être atteint depuis
quelques temps d'un mal incurable que je n'arrive absolument pas
à diagnostiquer et qui me ronge aussi surement qu'un rat de laboratoire face à un morceau inespéré de fromage fermier..."
Le malheureux tout en me parlant, tirait comme un indien caraïbe sur le bout de sa tzigaret oldmoutainman avec une nervosité terrifiante et je pouvais observer au fond de la double lentille grand angle de ses pupilles d'un bleu métallique la lueur maligne qui consumait de l'intérieur son propriétaire...
" Vous êtes mon dernier espoir, sauvez-moi, découvrez la nature du trouble et prescrivez moi de grâce un de vos remèdes onirologiques dont vous seul détenez les secrets!"
Je commençais donc par hypnofocaliser son regard sur ma bonne vieille bille magnétique afin de plonger mon patient dans un sommeil paradoxal puis appliquai sur lui la batterie non conventionnelle de mes tests favoris comme la prise de tension approximative, l'examen de la couleur de son hippocampe et scrutai avec attention le conteu de ses heures creuses et liquides comme j'avais l'habitude de le faire dans les cas les plus sérieux.
Je ne fus pas long à comprendre la déraison de sa maladie fixionnaire, il s'agissait d'un excès de certitude ayant provoqué dans son subconscient une prolifération généralisée de petits polypes cartésiens.
Je prononçai le mot clé : " Amaretto"
et aussitôt, le professeur P. réveillé par le souvenir de l'amande douce amère retrouvat les sentiers de la réalité de mon cabinet paradoxal.
"Mon cher confrère, abandonnez sur le champs vos certitudes, ce sont elles qui vous rongent et finiront si nous ne soignons pas à temps cette pathologie par vous asservir à leur cause débilisante. Je vais vous presrire des granules de doute bien dosé à 7 questions au microlitre que vous prendrez régulièrement à tous les petits déjeuners, pour le reste il vous suffira de vous remettre en question à chaque fois que vous prendrez l'ascenseur qui mène à vos appartements et d'écouter votre imaginaire à chaque fois qu'il vous parlera de ce qu'il entend dans les vois du vent ou de la pluie, pour l'instant et pendant toute la durée indéterminée de mon traitement, il serait préférable de cesser d'exercer votre profession afin de ne pas raviver la maladie par vos diagnostics."
Après quelques mois, je revis le professeur P. dans le hall de l'opéra de Parchanseûâzar à l'occasion de la première de
"Faust en aéroplane"
totalement revisité par le génial Papipalescu.
Tandis que nous heurtions nos coupes de champagne millésimé 1914 pendant la pause du deuxième acte, Mon patient portant comme un pyjama de swoua la preuve évidente de sa guérison laissat éclater sa joie :
" Mon cher Ortolas Picon,
Je me demande encore si votre méthode est responsable de ma guérison, j'ai même douté de l'efficacité supposée de vos granules que j'ai fini par mettre sous cadre dans mon salon, et puis m'interrogeant sur la réalité de mon mal, j'ai décidé après beaucoup d'hésitations de faire un voyage au hasard de ma boussole intérieure, je ne suis pas sûr de vouloir encore croire en la médecine!"
" Le matérialiseur de rêves"
un film de Nicolas Topor & Mathieu Dufourcq 2007 KO Productions

Par ORTOLAS PICON
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Publié dans : CABINET PARADOXAL
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